Portrait 17 #OnVeutduVrai – Virginie

Parce qu’une vie professionnelle n’est jamais un long fleuve tranquille, parce que nous évoluons et nous saisissons les opportunités.

Et parce que, surtout, il ne faut jamais perdre de vue son objectif, nous vous proposons de découvrir à travers plusieurs articles #Onveutduvrai, le parcours de quelques salariés de la Mission Locale.

Tout au long de votre lecture, vous retrouverez l’authenticité des témoignages de notre équipe. Vous prouver qu’il est possible de réaliser ses rêves avec de la volonté et de la persévérance quoi qu’il arrive fait partie de nos missions d’accompagnement.

Aujourd’hui c’est Virginie, conseillère en insertion socio-professionnelle à la Mission Locale Alsace du Nord, arrivée il y a un an, qui nous partage son parcours.

La vie est faite de hauts et de bas, d’espoirs et de désillusions, qu’elle soit professionnelle ou privée. Le point commun entre ces vies, c’est nous. Notre façon de réagir face aux événements. Ainsi, c’est notre manière de voir les choses qui façonne la manière dont nous modelons notre vie.

« La chute n’est pas un échec. L’échec est de rester là où on est tombé. » Socrate.

La quête d’un métier qui me convienne, m’a amené à avoir des expériences professionnelles diverses et variées.

Certaines furent de belles découvertes, comme ma mission d’intérim en tant que téléconseillère dans un call center. J’ai pu travailler et dépasser ma phobie du téléphone. C’est un métier qui demande beaucoup d’énergie, il m’a fait prendre conscience de l’importance du para-verbal et savoir communiquer efficacement (je devais traiter un appel en un maximum 90 secondes).

D’autres, furent plus compliquées, mais m’ont toujours permis d’affiner et d’identifier mes besoins.
Qu’est-ce qui est important pour moi dans un emploi ? Quelles sont mes valeurs ? Qu’est-ce que j’aimerai apporter à la société ? Derrière chaque « échec », il y a un enseignement, une voie qui s’ouvre.


J’ai également expérimenté la volonté de faire de sa passion, un métier. Je souhaitais ardemment être un médiateur entre le Japon et le christianisme, via les mangas. Mon mémoire de Master de Théologie portait sur « l’image du christianisme dans les mangas ». Pour poursuivre mon objectif, il fallait soit
que je poursuive en doctorat ; soit que je poursuive mes travaux par moi-même et aille au Japon. Ni l’un ni l’autre n’a pu aboutir… J’ai essayé de faire les choses seules, sans accompagnement, ce qui m’a ralenti. Aussi, j’étais tellement prise par ma passion, par mon envie que cela se concrétise, que je n’ai plus eu le recul nécessaire pour analyser les choses et faire les bons choix.

Pourquoi et pour quoi prendre tel ou tel chemin ? Quelle sera le résultat de celui-ci ? Suis-je en accord avec ce résultat ? Quels sont les risques que je suis prêt à prendre ? Suis-je prête à ce que ma passion soit rémunérée ? Suis-je prête à ce que ma vie privée et professionnelle soit entremêlées ? Où commence le professionnel et ou s’arrête le privé ?  Toutes ces questions sont importantes à se poser lorsque l’on choisi de faire de sa passion un métier. Il est important que les choses soient claires dès le départ, afin de bien se préparer aux embuches que l’on peut rencontrer en suivant cette voie.

En somme, toutes ces expériences m’ont permis de développer ma connaissance de moi : mes limites, mes forces, mes besoins, mes valeurs, etc… C’est par cette connaissance que j’ai pu parvenir à trouver la voie professionnelle qui me correspond. Il m’aura fallu 8 ans, entre l’obtention de mon diplôme et mon embauche au sein de la mission locale, pour me stabiliser dans ma vie professionnelle. 8 ans de quête, d’apprentissage et de rencontre, qui
m’ont rendu plus forte et me permettent maintenant de redonner ce que j’ai reçu.

12 jeunes de l’antenne de Wissembourg, 6 jours et 150 km de marche… vers leur Victoire dans le Jura !

Un rêve qui devient réalité...

4 avril 2022. C’est à cette date que tout a commencé au détour d’une conversation entre jeunes : sortir de sa zone de confort, aller à la rencontre de soi grâce à la marche. Non-sportifs pour la plupart, le projet a résonné pour eux comme un véritable défi. L’envie de se dépasser étant plus forte, ils en sont convaincus, ils n’abandonneront pas.

3 mois et demi de préparation pour 8 jours en immersion totale avec 3 coachs de l’association Nouvelles Perspectives. La Mission Locale Alsace du Nord et Nouvelles Perspectives se sont associées pour faire vivre à ces 12 jeunes cette expérience.

Samuel coach-trekking, François, Frédéric et Jean MEYER caméraman, accompagneront le groupe.

Investis, dynamiques, enthousiastes, c’est avec une volonté de fer qu’ils sont prêts à affronter ensemble les 25 km par jour et les 4553m de dénivelé qui les attendent dans un peu plus d’un mois.

@MLAN
@MLAN

Pourquoi « Trekking Victoire » ?

« Le but de ce projet est de pouvoir se prouver à soi-même que l’on est capable d’aller jusqu’au bout des choses et de ne pas abandonner. Ce sera également un nouveau départ pour nous tous.tes. Nous sommes intimement convaincus que nos vies changeront vers un avenir meilleur. La victoire symbolise le dépassement de soi qui est l’essence même de la motivation. Ensemble nous sommes soudés et prêts à atteindre des sommets pour réaliser ce défi. »

L’objectif au travers des cette action est également de permettre aux jeunes de prendre conscience de leurs ressources personnelles, de dépasser les difficultés physiques et morales, d’apporter de l’aide et du soutien à ceux qui en ont besoin et d’en accepter en retour.

Ils devront également faire preuve d’organisation et de coordination, faire des choix et accepter certaines décisions en amont afin de valider toutes les étapes préalables à leur départ : autant de compétences et de savoir-être qu’ils pourront transférer dans leur parcours professionnel.

C’est une aventure humaine hors du commun que pourront vivre nos jeunes ! Iels apprendront l’entraide, la compassion, le travail d’équipe. Toutes ces qualités aussi importantes dans la vie de tous les jours que dans leur future vie professionnelle.

Vous souhaitez les soutenir ?

Rejoignez-les le samedi 25 juin devant la mission locale de Wissembourg à 09h00 pour les encouragez dans cette aventure !

@MLAN

6 Mois à la Mission Locale en tant que bénévole

Alexandre vous raconte son expérience

M’investir dans la structure pendant ces six derniers mois ont été vraiment très enrichissant pour moi ! J’ai toujours été particulièrement attiré par le secteur social, j’en ai d’ailleurs parlé dans cet article : https://www.mlalsacenord.fr/portrait-11-onveutduvrai/

Je me suis inscrit l’année dernière à la mission locale de Bischwiller car j’étais perdue dans ce que je souhaitais faire… Je savais que je voulais m’orienter vers les métiers du social, mais je ne savais pas vers quoi exactement. Être bénévole a été à la fois une expérience riche en découvertes et en rencontres ! Cela m’a permis de voir les « coulisses » de l’association et de redonner confiance en mes choix et compétences.

Beaucoup de projets se mettent en place à la mission locale ! L’équipe est très investie et essaye de proposer des actions innovantes pour aider les jeunes à les accompagner dans leur projet. Le prochain sur la liste est (allez je vous donne une super info !) : un trek de 150 km pendant 6 jours dans le jura ! Vous en saurez plus dans les prochaines semaines…

Grâce aux actions qui voient le jour, je me suis rendu compte que l’organisation était primordiale pour gérer un projet. Ce n’était pas chose facile pour moi d’ordonner mes idées, de prendre des notes, de mettre à jour mon calendrier avec les rendez-vous importants… Cela peut paraitre évident mais quand nous n’avons jamais été habitué à le faire auparavant, c’est assez déroutant ! Je me rends compte que depuis, je suis plus structuré dans ma vie quotidienne.

Et maintenant ?

J’ai décidé de me lancer dans un nouveau projet qui me tient particulièrement à cœur : l’univers ésotérisme.

Je vais m’investir 2 jours par semaine aux côtés d’une amie qui lance sa propre activité. Je serai en charge des préparations de commandes, la gestion du site internet, la communication visuelle et numérique ainsi que l’organisation d’événements. En plus de cette activité, je compléterai mes semaines par un travail chez Média Poste qui devrait déboucher, si tout va bien sur un CDI !

Je réfléchis également à me former en tant que coach, je sens que mon projet évolue et se précise… J’aimerai accompagner les personnes dans leur quotidien pour les aider à prendre confiance en eux.

Je souhaite sincèrement remercier la mission locale pour leur écoute et disponibilité tout au long de ces 6 mois qui m’ont permis d’aller de l’avant !

Le 1er mai : késako ?

Alors, le 1er mai, c’est un jour férié, c’est la fête du travail ! Cool : on ne travaille pas !

Mais si on a une approche purement sémantique du terme, il devient alors complètement paradoxal de NE PAS travailler… le jour de la fête du travail non ? Ben oui ! le jour de la fête du travail, plutôt que de ne pas travailler, ne faudrait-il pas plutôt, travailler plus ? Où travailler gratuitement ? Pour célébrer le travail ?

Et là j’arrête tout de suite, les employeurs de France (qui sont par ailleurs des travailleurs eux aussi…) ayant déjà commencé à tailler ce bloc de granit pour me créer une statue, si on ne travaille pas le 1er mai, c’est qu’il y a une raison ! En plus, l’histoire très récente nous a déjà montré, canicule oblige, qu’on pouvait faire travailler les gens un jour férié… C’est une mesure temporaire qui dure, complétant ainsi la panoplie du paradoxe.

Et cette raison donc ? Et bien comme presque toujours pour expliquer notre présent, cette raison a une valeur historique ! Pour comprendre le monde d’aujourd’hui, il faut connaître celui d’hier, c’est aussi simple que cela ! (les professeurs d’histoire apprécieront).

Mais du coup de quoi parles-t-on ?

Déjà, le 1er  mai est le seul des 10 jours fériés en France qui n’ait ni une origine guerrière, ni religieuse, ce qui en fait de fait, le plus inclusif et fédérateur.
Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il ne s’est pas créé sans du sang et des larmes…

A la fin du 19eme siècle ; la colère gronde dans les rangs ouvriers à travers le monde. La condition ouvrière décrite par Zola dans Germinal en 1885 est à la limite du reportage. Aux Etats Unis, en 1886, les ouvriers de MacCormick profitent du 1er mai, 1er jour de l’année comptable qui marque la fin des contrats et les obligent donc à déménager, pour organiser une journée de revendications, afin de réduire le temps de travail quotidien à 8h. Les événements des jours suivants dégénèrent, la police tire sur les manifestants faisant plusieurs morts, et plusieurs ouvriers arrêtés sont condamnés à mort.

En Europe, le mouvement se propage, profitant de la 2ème internationale socialiste liée au centenaire de la révolution, sous l’impulsion de Jules Guesde ; il est décidé de faire du 1er mai une journée de grève et de manifestation, dès 1889. L’année suivante, en 1890, à Fourmies dans le nord, la journée tourne au drame, la police tire dans la foule et 10 personnes sont tuées, dont 2 enfants, dont l’une portait une robe blanche avec une églantine rouge accrochée à la boutonnière (nous reviendrons sur la symbolique) la où les ouvriers arboraient un triangle rouge censé représenter l’équité entre le temps de travail, de sommeil et de loisirs sur une journée, 3 fois 8, faisant 24.

Ces événements sanglants, en France et aux Etats Unis trouvent écho à travers le monde, et dans la plupart des pays, la tradition d’une journée de revendications prend forme. Il faut attendre 1919 en France, pour que le parlement valide la journée de 8h et le côté chômé du 1er mai, et ce n’est qu’en 1948 que le 1er mai est institué comme jour férié chômé, et payé.

Dans le monde, les traditions différent, même si grosso modo pour plus des ¾ des pays, le 1er mai est associé à une fête des travailleurs, et donc du travail.

Aux Etats Unis, le 1er mai est toujours associé aux revendications, même si le « Labour Day » est chômé le 1er lundi de septembre. En Allemagne la journée est fériée et les syndicats défilent dans les rues, en Italie, depuis la fin des années 80, une tradition de concerts géants a pris forme ce jour là ; où les gens descendent chanter et danser dans les rues.

La genèse de cette journée étant la réduction du temps de travail par la grève, il devient plus logique de ne pas travailler le 1er mai.

Et pourquoi le muguet du 1er mai ?

Comme évoqué tout à l’heure ; longtemps la symbolique du 1er mai a été liée à l’Eglantine en référence à cette jeune fourmisienne tuée lors des émeutes de 1890. Chaque lutte sociale se fédérant plus par le symbole, on a bien eu des « Gilets jaunes ».

Avant d’être associé au travail, le 1er mai était à la fois associé à la fête du printemps et de l’amour. Au 15ème siècle, les princes et seigneurs se rendaient en forêt pour couper des rameaux afin de décorer les maisons, et l’on fabriquaient des couronnes de fleurs pour les porter et les offrir à l’être aimé… (Ca ne vous rappelle pas une « fête » plus commerciale ?) Il subsiste dans certaines régions cette coutume de l’arbre de mai, comme de la Hexenacht par ici, dernière nuit nous menant au printemps.

Charles IX offrait lui au printemps des brins de muguet, fleur de saison et sa fleur préférée, à toutes les femmes de la cour, en déclarant « et qu’il en fut ainsi chaque année ».
Dans la symbolique des fleurs, le muguet est la fleur associée au retour du bonheur, et l’on dit que la personne qui recevrait un brin de muguet à 13 clochettes serait favorisées par le destin. (tiens tiens.. le chiffre 13). Des bals étaient organisés par les jeunes gens qui s’habillaient tous en blanc, et c’était le seul bal de l’année d’où les parents étaient bannis..et les demoiselles se voyaient fleurir d’un brin de muguet à la boutonnière.

C’est ainsi que la symbolique, mélange de ces différents usages, a pris corps. Il est à noter que c’est le seul jour de l’année où l’administration fiscale autorise la vente de brins de muguet sans percevoir de taxe dessus à la seule condition de les avoir cueillis.

Toutes ces raisons font de ce jour un des plus beaux de l’année… Ce retour historique a plus de poids qu’un teaser de blockbuster : du sang, des larmes, de la colère, de l’amour et du bonheur… Le 1er mai est décidément un jour particulier, que le peuple a gagné ! Quand à votre brin de muguet cette année, reçu où donné, il prendra peut être plus de saveur que la force de l’habitude…

La Mission Locale propose à chacun d’entre vous un conseiller référent qui vous conseille et vous accompagne dans vos démarches de recherche d’emploi