28 mai : Journée de l’hygiène menstruelle

L’objectif de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle est de briser le tabou autour des règles et faire en sorte que chaque femme ait accès à des protections hygiéniques.

Bien que les règles soient naturelles, un tabou les entoure encore. La peur et la gêne d’en parler entraînent un manque d’informations chez les femmes, notamment les adolescentes, et peuvent ainsi générer : 

  • Une expérience négative, voire traumatisante, lors de leurs premières règles ;
  • Une honte vis-à-vis de leur corps et un mal-être ;
  • Une méconnaissance des symptômes et donc un stress lors de leur apparition ;
  • Une intériorisation de la douleur pouvant provoquer des retards de diagnostic de maladies (exemple : l’endométriose).

Ce sujet est aussi une question d’accès aux protections hygiéniques pour les femmes les plus précaires, qui n’ont souvent pas les moyens de se procurer les produits dont elles ont besoin en quantité suffisante. Elles doivent de ce fait utiliser des alternatives dangereuses pour leur santé. 

POURQUOI CETTE JOURNÉE A LIEU LE 28 MAI ?

Le choix du 28 mai pour célébrer cette journée n’est pas un hasard.

En effet, le 28e jour du mois a été choisi car un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours.

Le mois de mai est quant à lui le 5e mois de l’année, ce qui correspond au nombre de jours moyen de la durée des règles.

COMMENT LA MISSION LOCALE SE MOBILISE POUR L’ACCES AUX PROTECTIONS HYGIENIQUES ?

Pour lutter contre les difficultés d’accès aux produits d’hygiène intime, la Mission Locale se mobilise pour aider les femmes qui en ont besoin !

Nous mettons à disposition gratuitement et librement différents types de protections dans les toilettes de nos 5 sites (Bischwiller, Brumath, Haguenau, Reichshoffen et Wissembourg) !

SuccessStory#17

"Demandez-vous comment vous avez envie de vivre ?"

Bonjour Kévin, et merci d’avoir accepté de témoigner pour cette 17ème Succès Story !

Pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Kévin, j’ai 20 ans et je suis technicien informatique depuis maintenant 5 mois.

Racontez-nous votre parcours ?

Après l’obtention de mon brevet des Collèges, j’ai effectué une seconde passerelle dans un lycée privé car je n’avais pas eu d’orientation validée par mon collège.

Après cette année passerelle, je me suis inscrit dans un CFA à Strasbourg pour préparer un BAC PRO Maintenance des équipements industriels en alternance.

Or, au bout d’une semaine en entreprise, je me suis rendu compte que le domaine ne me plaisait pas du tout et le contrat a, par conséquent, pris fin.

Puis, je me suis dit qu’il était important de reprendre mes études et de repartir sur une seconde générale à distance avec le CNED.

Obtenir le BAC m’aurait permis d’ouvrir les portes vers l’enseignement supérieur pour concrétiser mon rêve de devenir herpétologue. En effet, depuis mon plus jeune âge, je suis passionné de reptiles.

Une fois de plus cela a été compliqué pour moi, car suivre des cours à distance nécessite de la rigueur et beaucoup d’assiduité.

Mais comme j’ai appris à ne jamais rien lâcher, je décide l’année suivante de refaire une seconde générale en m’inscrivant au lycée de Haguenau.

Une fois de plus, une accumulation d’évènements difficiles m’ont freiné dans mon élan et m’ont contraint d’arrêter.

Qu’avez-vous fait après ?

Les difficultés personnelles ont malheureusement repris le dessus et j’ai dû m’occuper de ma maman malade.

En parallèle, j’ai décidé d’entamer des démarches pour trouver un emploi et j’ai eu l’opportunité d’effectuer plusieurs missions par le biais de l’intérim.

Comment avez-vous connu la Mission Locale ?

C’est sur les recommandations de ma famille que j’ai pris contact avec la Mission Locale pour m’inscrire afin d’être aidé à y voir plus clair quant à mon orientation professionnelle.

Comment la Mission Locale vous a-t-elle accompagné/aidé ?

Également passionné et autodidacte dans le domaine de l’informatique, j’ai fait part de mon souhait de me former dans ce domaine à ma conseillère.

Elle m’a alors proposé de valider mon projet professionnel par le biais d’un stage qui s’est très bien déroulé et qui n’a fait que conforter mon envie de poursuivre dans ce domaine.

Je SAIS ENFIN ce que je veux faire !! Développeur WEB/MOBILE !

Afin d’optimiser mes chances de trouver une formation en adéquation avec mon projet, j’ai eu la chance d’intégrer le dispositif de la Garantie Jeunes.

Grâce à la Garantie Jeunes, j’ai pu intégrer un centre de formation pour obtenir un Titre pro Développeur Web Mobile que j’ai brillamment validé au bout de 9 mois.

Au final, si je devais choisir un mot pour définir mon accompagnement Mission Locale je dirais : GENIAL. Ma conseillère à su être à l’écoute, et à toujours était disponible dès que j’avais besoin d’aide.

J’ai beaucoup apprécié la transparence des échanges avec ma conseillère. Petit exemple ; lors de chaque entretien, son écran était tourné vers moi afin que je puisse visualiser chaque étape de mon entretien.

Comment avez-vous trouvé votre emploi ?

En consultant le site Indeed, je suis tombé sur une offre d’emploi qui m’intéressait beaucoup. J’ai tout de suite postulé et j’ai été contacté le jour même pour un entretien téléphonique car l’entreprise est basée à Paris.

Une semaine après, j’ai signé mon tout premier CDI ! Mon rêve était enfin en train de se réaliser !

Quels sont vos missions ?

L’entreprise pour laquelle je travaille est spécialisée dans la réparation de matériels informatiques.

J’occupe un poste de technicien informatique itinérant. Cela nécessite des déplacements fréquents dans tout le Bas-Rhin.

C’est un premier super emploi car je perçois plutôt un bon salaire, je dispose de nombreux avantages et je possède déjà de sacrées responsabilités. Cela veut dire que l’on m’accorde une belle confiance !

Quel message pouvez-vous transmettre aux jeunes ?

Demandez-vous comment vous avez envie de vivre ? En étant toujours dépendant de quelqu’un ou de quelque chose ou en étant le plus indépendant possible pour être libre ?

Rattachez-vous aux personnes qui comptent pour vous, elles seront toujours de bon conseils et d’encouragements.

Petit conseil pour les jeunes qui se questionnent sur leur orientation professionnelle ; il est normal d’avoir des doutes, n’hésitez pas à demander des conseils autour de vous.

Cela dit il reste essentiel de s’écouter et de suivre ses propres envies. Vous êtes l’acteur principal de votre vie et de vos choix !

Pour ma part, je tiens à remercier, ma mère et mes grands-parents qui ont toujours étaient là pour moi.

Merci aussi à ma conseillère de la Mission Locale, et merci à mon tout premier maître de stage qui m’a fait découvrir et apprécié l’informatique.

Portrait 16 #Onveutduvrai

Parce qu’une vie professionnelle n’est jamais un long fleuve tranquille, parce que nous évoluons et nous saisissons les opportunités.

Et parce que, surtout, il ne faut jamais perdre de vue son objectif, nous vous proposons de découvrir à travers plusieurs articles #Onveutduvrai, le parcours de quelques salariés de la Mission Locale.

Tout au long de votre lecture, vous retrouverez l’authenticité des témoignages de notre équipe. Vous prouver qu’il est possible de réaliser ses rêves avec de la volonté et de la persévérance quoi qu’il arrive fait partie de nos missions d’accompagnement.

Aujourd’hui c’est Zahira, assistante administrative à la Mission Locale Alsace du Nord, fraîchement arrivée, qui nous partage son parcours.

Je suis née et j’ai grandi à Paris, j’ai donc fait toute ma scolarité dans cette ville qui ne dort jamais.

J’ai un niveau terminal STMG (SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU MANAGEMENT ET DE LA GESTION) anciennement STG (sciences et technologies de gestion), que je ne valide pas par manque de motivation.

J’ai les idées ailleurs, et quelques problèmes familiaux viennent mettre la cerise sur le gâteau.

Pour être honnête, la période du lycée je ne l’ai pas prise au sérieux, je pensais qu’à faire la fête avec mes amis et sécher les cours, le goût de la « liberté » que m’ont apportée ces années-là je n’étais pas prête à la laisser partir. Je fournissais le minimum d’efforts en cours, même si j’en avais les capacités mais je n’y voyais pas l’intérêt… Peut-être parce que je savais au fond de moi que je ne pourrais jamais faire ce qui me passionne vraiment c’est-à-dire la danse. J’ai pratiqué la Hip-Hop pendant 3 ans, j’y découvre ce pour quoi je suis faite ! Mon aisance surprend mes profs qui voient en moi des facilités à reproduire les chorégraphies. Voilà une chose pour laquelle je suis heureuse… Maisss… Une fois de plus, la scolarité revient au galop ! J’ai du mal à allier les cours et ceux de danse… Alors par dépit, j’arrête…

« Je grandi et commence à apprendre de mes erreurs… »

Il est certain qu’aujourd’hui j’aurai fait autrement ça j’en suis certaine ! Le manque de maturité et de responsabilité m’a fait perdre gros, je ne réalisais pas l’ampleur et les conséquences qu’allaient engendrer mes actes, et pour sincèrement je m’en fichais, ce qui m’apportait des ennuis auprès de mes parents. Cela m’était égal.

Après ces années de lycée « scolairement parlant » si je puis dire, n’a pas été une réussite je vous l’accorde mais humainement enrichissante et malgré tout cela je grandis et commence à apprendre de mes erreurs…

Les manquements et les choses négatives qui empiètent sur ce qui m’empêche d’avancer doivent être réglé un par un ! Allez ! on se reprend en main !

« J’peux vous dire que les rushs chez Starbucks, c’est du lourd ! »

 

J’ai 18 ans, il est temps pour moi de me débrouiller, et de trouver une certaine indépendance financière. J’intègre, grâce à une amie « Starbucks Coffee », grande enseigne internationale de café. On est d’accord que la restauration est un domaine dans lequel il est facile de trouver un emploi sans diplôme. Et sincèrement j’y ai passé 2 ans et demi et ce fut une expérience très enrichissante niveau pro : la gestion du stress, le travail d’équipe etc. parce que je peux vous dire que les rushs chez Starbucks, c’est du lourd ! En parlant d’équipe, l’ambiance était géniale ! Avec une expérience comme celle-ci dans mon cv, il est clair que ça allait m’aider pour la suite… 

Je finis par me dire maintenant, qu’un temps partiel ne me suffit plus, et comme chez Starbucks il n’était pas possible d’évoluer sur un 35h, je cherche autre part…

Sans aller dans les détails, j’ai travaillé par la suite dans différentes enseignes de restauration très connues.

Avant de venir en dans le Grand Est, je travaillais chez « Bagelstein », restaurant qui a vu le jour en Alsace justement et qui s’est répandu ensuite à travers la France au vu de son succès.

Vous avez dit coïncidence ?  Car par amour, quelques mois plus tard, je débarque à Haguenau, Eh oui l’amour vous fait faire des folies !

J’ai donc demandé une mutation à Strasbourg et qui fut accepter.

Je passe quelques années dans leur entreprise puis j’en viens à d’autres ambitions…

Je souhaite maintenant apprendre un métier, qui me permettra de faire autre chose.

 

Le métier d’auxiliaire de vie me plaît bien, aider les autres a toujours fait parti de mes qualités, et surtout de mon éducation.

J’entame donc ladite formation (AVS), le manque du permis de conduire me pénalise rapidement, des stages doivent être effectués tout au long de l’année, beaucoup d’entreprises d’aides à domicile me donnent une réponse négative car certaines localisations demandent un déplacement en voiture… Les seuls stages que j’ai pu valider sont ceux faits en maison de retraite, notamment à Bischwiller, Schweighouse et Strasbourg.

Je dis pénalisant car un certain nombre d’heures en entreprise sont obligatoires pour valider l’année et obtenir la certification. Je ne lâche rien et continue ! On me fait malgré tout comprendre que sans ces heures de stages validés, l’obtention n’est pas envisageable. Ça me met un coup au moral, je réalise qu’une année a été perdue, encore ! J’y mets pourtant de la bonne volonté, de la motivation, du cœur ! Mais bon, ainsi va la vie, je relativise et en tire le positif…

Je me retrouve à faire le point sur moi-même, j’arrive à un certain âge, je n’ai plus envie de travailler par dépit ou pour des raisons qui sont autres que le plaisir de faire ce que je fais, pour l’argent et payer les factures…

Lors d’un séjour chez ma famille à Paris, je passe une soirée avec mon ami d’enfance, avec qui je parle de ma vie pro, lui et dans le domaine de la création de sites et tout ce qui englobe ce domaine, il me propose d’apprendre avec lui ce métier, en autodidacte. Il est vrai que c’est un métier d’avenir, moi qui me passionne de la technologie, des jeux vidéo et j’en passe ! Vous l’aurez compris, je suis partante, et par la suite me guide et me fait apprendre et participer à la quasi-totalité de ses projets, de la création, à la gestion de clients, le référencement sur google et j’en passe ! Je suis dans mon élément, je me surprends à apprendre par moi-même et sans difficulté ! Quand on a la volonté, on peut tout faire !

Je fais ça pendant 3 ans, le monde du web est en constante évolution, il est important d’être à la page afin de satisfaire les plus exigeants.

« Puis dans ma tête je me dis que j’ai assez de connaissances pour en faire quelque chose alors rien n’est perdu au contraire tout est à y gagner ! »

 

Malheureusement un drame vient bouleverser tout ça… Mon ami a un grave accident lors de ses vacances et risque la paralysie à vie… Cette nouvelle me retourne complètement, je crains le pire… Plus de craintes que de mal, Dieu merci il s’en sort après une lourde opération, il évite avec miracle – selon son chirurgien – la sentence de finir en fauteuil.

Passer cette épreuve, cela met un coup d’arrêt net à notre collaboration, car vous comprenez bien qu’il est important maintenant qu’il se concentre sur sa santé et de se remettre sur pied… Je le conçois, je l’accepte… Aujourd’hui j’ai assez pris en maturité pour ne plus me morfondre et apprendre à avancer malgré les difficultés. Puis dans ma tête je me dis que j’ai assez de connaissances pour en faire quelque chose alors rien n’est perdu au contraire tout est à y gagner !

Je vous parle d’une période de ma vie qui date de moins de 1 an. En attendant je me devais de trouver un emploi afin de subvenir à mes besoins, mais toujours dans la même optique, ne pas travailler pour les mauvaises raisons ! J’en parle donc avec ma conseillère qui l’a bien pris en compte. Au bout de quelques rendez-vous, elle me propose – en lien avec une de leurs collaboratrices – de postuler à un emploi au sein de la Mission Locale en tant qu’assistante administrative, elle pense que c’est totalement dans mes cordes, que c’est une opportunité et je l’avoue je l’ai vite vu en tant que telle. Je me sentais assez sceptique car c’est un métier que je n’avais jamais exercé en entreprise, mais totalement en accord avec les connaissances amassées depuis ces 3 dernières années en autodidacte… Alors bon, pourquoi pas ! Elle transmet mes coordonnées à l’entreprise qui me contacte une semaine après… Ils souhaitent me rencontrer, je dis OUI ! Forcément haha

« Ne jamais laisser quiconque te dire que tu n’en serais pas capable ! »

L’entretien se passe bien, et ils me recontactent le même jour afin de commencer un stage chez eux et à l’issue de cette période, alors je prendrai mes fonctions. Et me voilà maintenant au sein de l’équipe, et comme je m’étais promis, je me lève avec le plaisir d’aller bosser !

 

J’ai eu des échecs, c’est indéniable, j’ai un parcours atypique, on est d’accord, mais sans ces échecs, ces inquiétudes, ces chemins croisés et entrecroisés je n’en serais pas là aujourd’hui ! à force de persévérer, si je n’avais pas cru en moi, qui l’aurait fait pour moi ? Je pars du principe où rien ne t’arrive pas hasard, que ce soient les gens qui passent dans ta vie ou les épreuves que tu subis. Ne jamais laisser quiconque te dire que tu n’en serais pas capable ! La vie m’a beaucoup appris, et continue de m’en apprendre tous les jours !

La Mission Locale propose à chacun d’entre vous un conseiller référent qui vous conseille et vous accompagne dans vos démarches de recherche d’emploi