Je filme un métier qui me plait

 

Crédit @MissionLocaleAlsaceduNord
 

Pour la deuxième fois, la Mission Locale d’Alsace du Nord a pu être représentée par 3 jeunes lors du concours « Je filme un métier qui me plait ».

Mais ce concours, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le but est de réaliser un reportage vidéo de quelques minutes sur un métier. Cela signifie donc : écrire un scénario, choisir un métier, le comprendre afin de le mettre en valeur, filmer, interviewer et assurer le montage. Autant dire qu’il s’agit d’un vrai travail d’équipe !
La vidéo est ensuite visionnée par un Jury et cette année, le parrain de cette nouvelle session n’était autre que Jean Reno.

Cette année nos jeunes ont eu la chance de travailler au côté de Jean Meyer qui a pu les conseiller, les orienter et les guider lors de la construction et réalisation du projet. C’est donc tous ensemble qu’ils ont mis en lumière le métier de luthier remarquablement représenté par Pierre Meyer. Et comme souvent des images valent plus que des mots, on vous laisse découvrir ce beau travail :

Une énergie et un investissement plus que récompensés puisque nos jeunes ont obtenu le Clap d’argent !

L’aventure continue puisque nous recrutons à présent les personnes qui nous représenteront pour l’année prochaine. Alors si tu souhaites, toi aussi participer à ce beau projet, n’hésite pas à en parler à ton conseiller ! Les premiers ateliers débuteront à la rentrée de septembre.

SuccessStory#11

"Croyez toujours en vous, en vos projets, vous allez y arriver"

Bonjour Céline, pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours ?

J’ai un bac pro Services de Proximité et Vie Locale, une formation d’hôtesse de caisse, une expérience de 3 mois et demi en tant qu’Auxiliaire Ambulancier et là je suis en formation d’Ambulancière Diplômée d’État.

Je suis secouriste dans une association depuis 5 ans. Dans ce cadre j’effectue des gardes SAMU. Cela m’a donné envie de découvrir encore plus ce milieu et d’en faire mon métier ; c’est par ce biais que je me suis réorientée vers le métier d’ambulancier.

Comment avez-vous trouvé cette association et pourquoi vous diriger vers ce métier ?

J’y suis rentrée grâce à un ami, je ne saurai expliquer mais le soin à la personne, être là pour les aider m’a toujours attiré. C’est une association où il y a une bonne ambiance, on s’entend bien tous ensemble et le Président, le Vice-Président ainsi que les formateurs sont toujours à notre écoute et nous aident beaucoup. Sur les postes de secours, même s’il n’y a pas d’intervention, on peut faire des petites révisions, tous les ans nous sommes recyclés au niveau des formations, j’ai le PSE1/PSE2 (Premiers Secours en Équipe) et je suis également Chef de poste (c’est celui qui gère son équipe sur un poste de secours). Ce qui me plait et qui m’a donné envie de devenir ambulancière ce sont les gardes SAMU qu’on a pu effectuer (quand le SAMU est en carence de véhicules pompiers/ambulances privées), c’est les associations qui sont contactées. Nous pouvons aussi être déclenchés par la préfecture, comme lors des attentats de Strasbourg (ce jour là, une partie de la FFSS est restée aux locaux du SAMU et d’autres faisaient des navettes pour ramener les psychologues au SAMU pour les cellules de crises des victimes).

Comment la Mission Locale vous a-t-elle accompagné durant votre parcours ?

La Mission Locale m’a accompagné depuis le lycée. J’ai raté mon BAC une première fois et c’est grâce à ma conseillère que j’ai refait ma terminale, ce qui m’a permis d’obtenir mon bac et d’avoir un peu plus de portes ouvertes pour mon avenir professionnel. Ma conseillère m’a soutenu et aidé dans tous les projets que j’ai voulu entreprendre ainsi que dans les projets dans lesquels je me suis lancée.

Avez-vous un message a adresser aux jeunes qui vous liront ?

Le message que j’aimerais transmettre est qu’il ne faut jamais rien lâcher. Dans tout ce que vous entreprendrez, vous aurez parfois des doutes, des hésitations, des craintes. Je suis également passée par là et il m’arrive encore d’avoir quelques craintes mais il faut s’accrocher. Être ambulancière, c’est un gros projet qui me tient à cœur depuis quelques années, j’ai dû attendre patiemment mes 3 années de permis B avant d’intégrer la formation. Je suis donc passé par quelques contrats intérims, malgré le fait que ce n’était pas ce que je souhaitais faire, que c’était difficile, je me suis accrochée et me voilà maintenant en train de réaliser mon projet.

Croyez toujours en vous, en vos projets, vous allez y arriver!

Atelier Masques à la Mission Locale

Depuis la fin d’année dernière, des conseillères ont souhaité proposer aux jeunes des ateliers couture afin de confectionner leur propre masque. Laurette nous explique la démarche de ces ateliers qui perdureront encore en 2021.

Pourquoi proposer un atelier pour confectionner des masques ? Et à qui est-il adressé ?
La tendance pour préserver l’environnement est le développement durable. Les sacs jetables ne sont plus distribués, les pailles des fast food ont été supprimées… et avec la pandémie, on commercialise des masques jetables ! Les masques en tissus sont écologiques, ont un moindre coût car ils peuvent être lavés et réutilisés. Lors du confinement, nous avons assisté à une rupture de masques. Pouvoir en confectionner a été d’une grande utilité ! J’ai soumis ce projet d’organisation d’ateliers à deux collègues qui ont également cousu des masques durant le confinement, Julie et Caroline. 

L’objectif de cette action est de transmettre un  savoir faire, bousculer la représentation des genres au niveau des métiers, de recycler des matières et de fabriquer à moindre cout et de sensibiliser à l’éco citoyenneté. 

Comment se déroule cet atelier ?
Nous avons démarrer la confection des masques dans les groupes de Garantie Jeunes. Une dizaine de jeunes fabriquent leur masque en cousant à la main durant une demie journée. L’atelier sera proposé aux jeunes de le Mission Locale d’après un calendrier qui sera diffusé.

Quel est le retour des jeunes ?
Certains adhèrent, découvrent un savoir faire et voient l’intérêt de cet atelier. D’autres, moins manuels, hermétiques à la couture, ne voient pas l’intérêt. Heureusement, ces derniers ne sont pas nombreux !

Envisagez-vous une suite à ces ateliers ? 
La création d’une Mini Entreprise est prévue prochainement. Le projet n’est pas encore totalement défini mais il se fera autour de la couture et certainement des animaux. Si vous souhaitez avoir des informations, si vous avez un intérêt pour la couture, ou souhaitez avoir une première expérience de création d’entreprise, n’hésitez pas à contacter la Mission Locale. 

SUCCESS STORY #5 – GAYANE

Parce que vos passions sont parfois si importantes qu’elles deviennent bien plus que ça. Nous consacrons cette nouvelle Success Story à Gayané, passionnée de poésie !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer des ateliers autour de la poésie et quelles ont été vos démarches pour y arriver ?

L’envie principale a été et est toujours le partage.

La poésie est une sorte de remède, de méditation pour moi, elle m’a beaucoup aidée à surmonter des épreuves et j’ai envie que les autres en profitent également, que les gens ne se sentent pas seuls avec leur douleur et qu’ils trouvent le courage pour en parler. Comme dit Leonard Cohen lors l’un de ses interviews, « La poésie c’est la réalité ».

Entre 2018 et 2020 j’ai travaillé dans un lycée en tant qu’assistante d’éducation. Pendant cette période l’envie était tellement forte que j’ai pensé créer un atelier d’écriture pour les élèves. A mon époque je n’ai pas eu cette possibilité et j’étais persuadée que d’autres personnes, comme moi, écrivaient certainement dans leur coin.

Une fois que j’ai été certaine de vouloir réaliser ce projet, je suis allée vers les professeurs de français pour cibler les élèves qui seraient intéressés. Plus tard, j’ai affiché les informations concernant la première rencontre et c’était parti. Les ateliers se déroulaient une fois par semaine au CDI. C’était une très belle expérience pour nous, moi et les quatre participants talentueux. Pour garder leur motivation, j’ai organisé des interventions ou encore des soirées poétiques (Haguenau, Strasbourg) afin de partager notre recueil commun « La Sortie de nos pensée » avec le grand public et de sortir des murs du lycée.

Cette année scolaire je ne serai pas au lycée, je souhaite accompagner les premiers pas de mon bébé. Cependant, je ne peux pas rester les mains croisées, c’est pourquoi je souhaite créer un atelier d’écriture, toujours autour de la poésie, en dehors du lycée et élargir le cercle des poètes.

J’ai eu la chance de croiser quelques bonnes personnes qui me soutiennent dans mes démarches. Actuellement, j’attends des nouvelles concernant la location d’une salle, c’est cet élément qui sera décisif. Une fois en place, l’affiche contenant toutes les informations ne tardera pas.

 

Comment se déroulent vos ateliers ? Et quelles sont vos perspectives pour la rentrée 2020/2021 ?

Très souvent les participants composent des poèmes à partir des consignes mais pas que. On peut imaginer une sorte des exercices littéraires qui font travailler à la fois le cerveau et le cœur. Je donne beaucoup d’importance aux messages que contiennent les poèmes. Pour moi dans la poésie la chose la plus important c’est la transparence, la sincérité avec le lecteur mais aussi avec soi-même, c’est ce qui va créer l’émotion. Je souhaite créer et partager des émotions de toutes sortes.  Également, « La poésie est une musique sans la musique » pour moi et je préfère donc les rimes, la musicalité des mots.

Concernant la rentrée 2020/ 2021 je souhaite créer un club pour tous les passionnés ou intéressés par la poésie. Depuis un moment, j’ai des grands projets dans ma tête et je n’en parle pas beaucoup, cet atelier sera le début, les premiers pas de ce mouvement que je souhaite voir dans les années à venir. Pendant les séances il y aura de la lecture, on va visiter des grands noms de la littérature, évidemment de l’écriture. Il est important pour moi que les participants prennent du plaisir dans ce qu’ils font, c’est pourquoi il y a des choses que l’on décidera sur place ensemble, selon les envies.

En outre, je souhaite également donner des cours d’arménien. Toujours en attente pour la salle.

Comment, la Mission Locale vous a-t-elle soutenu dans vos projets ?

Je dois remercier ma conseillère de la Mission Locale pour son soutien et accompagnement dans mes démarches.

La Mission Locale me soutient surtout dans la communication. Rien que cet article est un bon coup de pouce pour parler de la poésie, notamment aux jeunes, dont j’aimerais attirer l’attention. J’aimerais prouver que la poésie n’est pas seulement pour les personnes âgées.

Plus tard, ça sera la création et le partage des affiches, des tracts et j’en oublie je pense.

Un message à faire passer aux jeunes ?

Rêvez ! Croyez en vous ! Restez fidèle à vous-même !

N’écoutez que votre voix intérieure et avancer !

Pour finir j’aimerais partager un quatrain que j’aime beaucoup :

« Il faut savoir faire attention,
Avec sa fertile imagination,
Outil nécessaire, mais si dangereux,
Capable de détruire ou rendre heureux. » 

La Mission Locale propose à chacun d’entre vous un conseiller référent qui vous conseille et vous accompagne dans vos démarches de recherche d’emploi