SuccessStory#11

"Croyez toujours en vous, en vos projets, vous allez y arriver"

Bonjour Céline, pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours ?

J’ai un bac pro Services de Proximité et Vie Locale, une formation d’hôtesse de caisse, une expérience de 3 mois et demi en tant qu’Auxiliaire Ambulancier et là je suis en formation d’Ambulancière Diplômée d’État.

Je suis secouriste dans une association depuis 5 ans. Dans ce cadre j’effectue des gardes SAMU. Cela m’a donné envie de découvrir encore plus ce milieu et d’en faire mon métier ; c’est par ce biais que je me suis réorientée vers le métier d’ambulancier.

Comment avez-vous trouvé cette association et pourquoi vous diriger vers ce métier ?

J’y suis rentrée grâce à un ami, je ne saurai expliquer mais le soin à la personne, être là pour les aider m’a toujours attiré. C’est une association où il y a une bonne ambiance, on s’entend bien tous ensemble et le Président, le Vice-Président ainsi que les formateurs sont toujours à notre écoute et nous aident beaucoup. Sur les postes de secours, même s’il n’y a pas d’intervention, on peut faire des petites révisions, tous les ans nous sommes recyclés au niveau des formations, j’ai le PSE1/PSE2 (Premiers Secours en Équipe) et je suis également Chef de poste (c’est celui qui gère son équipe sur un poste de secours). Ce qui me plait et qui m’a donné envie de devenir ambulancière ce sont les gardes SAMU qu’on a pu effectuer (quand le SAMU est en carence de véhicules pompiers/ambulances privées), c’est les associations qui sont contactées. Nous pouvons aussi être déclenchés par la préfecture, comme lors des attentats de Strasbourg (ce jour là, une partie de la FFSS est restée aux locaux du SAMU et d’autres faisaient des navettes pour ramener les psychologues au SAMU pour les cellules de crises des victimes).

Comment la Mission Locale vous a-t-elle accompagné durant votre parcours ?

La Mission Locale m’a accompagné depuis le lycée. J’ai raté mon BAC une première fois et c’est grâce à ma conseillère que j’ai refait ma terminale, ce qui m’a permis d’obtenir mon bac et d’avoir un peu plus de portes ouvertes pour mon avenir professionnel. Ma conseillère m’a soutenu et aidé dans tous les projets que j’ai voulu entreprendre ainsi que dans les projets dans lesquels je me suis lancée.

Avez-vous un message a adresser aux jeunes qui vous liront ?

Le message que j’aimerais transmettre est qu’il ne faut jamais rien lâcher. Dans tout ce que vous entreprendrez, vous aurez parfois des doutes, des hésitations, des craintes. Je suis également passée par là et il m’arrive encore d’avoir quelques craintes mais il faut s’accrocher. Être ambulancière, c’est un gros projet qui me tient à cœur depuis quelques années, j’ai dû attendre patiemment mes 3 années de permis B avant d’intégrer la formation. Je suis donc passé par quelques contrats intérims, malgré le fait que ce n’était pas ce que je souhaitais faire, que c’était difficile, je me suis accrochée et me voilà maintenant en train de réaliser mon projet.

Croyez toujours en vous, en vos projets, vous allez y arriver!

Atelier Masques à la Mission Locale

Depuis la fin d’année dernière, des conseillères ont souhaité proposer aux jeunes des ateliers couture afin de confectionner leur propre masque. Laurette nous explique la démarche de ces ateliers qui perdureront encore en 2021.

Pourquoi proposer un atelier pour confectionner des masques ? Et à qui est-il adressé ?
La tendance pour préserver l’environnement est le développement durable. Les sacs jetables ne sont plus distribués, les pailles des fast food ont été supprimées… et avec la pandémie, on commercialise des masques jetables ! Les masques en tissus sont écologiques, ont un moindre coût car ils peuvent être lavés et réutilisés. Lors du confinement, nous avons assisté à une rupture de masques. Pouvoir en confectionner a été d’une grande utilité ! J’ai soumis ce projet d’organisation d’ateliers à deux collègues qui ont également cousu des masques durant le confinement, Julie et Caroline. 

L’objectif de cette action est de transmettre un  savoir faire, bousculer la représentation des genres au niveau des métiers, de recycler des matières et de fabriquer à moindre cout et de sensibiliser à l’éco citoyenneté. 

Comment se déroule cet atelier ?
Nous avons démarrer la confection des masques dans les groupes de Garantie Jeunes. Une dizaine de jeunes fabriquent leur masque en cousant à la main durant une demie journée. L’atelier sera proposé aux jeunes de le Mission Locale d’après un calendrier qui sera diffusé.

Quel est le retour des jeunes ?
Certains adhèrent, découvrent un savoir faire et voient l’intérêt de cet atelier. D’autres, moins manuels, hermétiques à la couture, ne voient pas l’intérêt. Heureusement, ces derniers ne sont pas nombreux !

Envisagez-vous une suite à ces ateliers ? 
La création d’une Mini Entreprise est prévue prochainement. Le projet n’est pas encore totalement défini mais il se fera autour de la couture et certainement des animaux. Si vous souhaitez avoir des informations, si vous avez un intérêt pour la couture, ou souhaitez avoir une première expérience de création d’entreprise, n’hésitez pas à contacter la Mission Locale. 

SUCCESS STORY #5 – GAYANE

Parce que vos passions sont parfois si importantes qu’elles deviennent bien plus que ça. Nous consacrons cette nouvelle Success Story à Gayané, passionnée de poésie !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer des ateliers autour de la poésie et quelles ont été vos démarches pour y arriver ?

L’envie principale a été et est toujours le partage.

La poésie est une sorte de remède, de méditation pour moi, elle m’a beaucoup aidée à surmonter des épreuves et j’ai envie que les autres en profitent également, que les gens ne se sentent pas seuls avec leur douleur et qu’ils trouvent le courage pour en parler. Comme dit Leonard Cohen lors l’un de ses interviews, « La poésie c’est la réalité ».

Entre 2018 et 2020 j’ai travaillé dans un lycée en tant qu’assistante d’éducation. Pendant cette période l’envie était tellement forte que j’ai pensé créer un atelier d’écriture pour les élèves. A mon époque je n’ai pas eu cette possibilité et j’étais persuadée que d’autres personnes, comme moi, écrivaient certainement dans leur coin.

Une fois que j’ai été certaine de vouloir réaliser ce projet, je suis allée vers les professeurs de français pour cibler les élèves qui seraient intéressés. Plus tard, j’ai affiché les informations concernant la première rencontre et c’était parti. Les ateliers se déroulaient une fois par semaine au CDI. C’était une très belle expérience pour nous, moi et les quatre participants talentueux. Pour garder leur motivation, j’ai organisé des interventions ou encore des soirées poétiques (Haguenau, Strasbourg) afin de partager notre recueil commun « La Sortie de nos pensée » avec le grand public et de sortir des murs du lycée.

Cette année scolaire je ne serai pas au lycée, je souhaite accompagner les premiers pas de mon bébé. Cependant, je ne peux pas rester les mains croisées, c’est pourquoi je souhaite créer un atelier d’écriture, toujours autour de la poésie, en dehors du lycée et élargir le cercle des poètes.

J’ai eu la chance de croiser quelques bonnes personnes qui me soutiennent dans mes démarches. Actuellement, j’attends des nouvelles concernant la location d’une salle, c’est cet élément qui sera décisif. Une fois en place, l’affiche contenant toutes les informations ne tardera pas.

 

Comment se déroulent vos ateliers ? Et quelles sont vos perspectives pour la rentrée 2020/2021 ?

Très souvent les participants composent des poèmes à partir des consignes mais pas que. On peut imaginer une sorte des exercices littéraires qui font travailler à la fois le cerveau et le cœur. Je donne beaucoup d’importance aux messages que contiennent les poèmes. Pour moi dans la poésie la chose la plus important c’est la transparence, la sincérité avec le lecteur mais aussi avec soi-même, c’est ce qui va créer l’émotion. Je souhaite créer et partager des émotions de toutes sortes.  Également, « La poésie est une musique sans la musique » pour moi et je préfère donc les rimes, la musicalité des mots.

Concernant la rentrée 2020/ 2021 je souhaite créer un club pour tous les passionnés ou intéressés par la poésie. Depuis un moment, j’ai des grands projets dans ma tête et je n’en parle pas beaucoup, cet atelier sera le début, les premiers pas de ce mouvement que je souhaite voir dans les années à venir. Pendant les séances il y aura de la lecture, on va visiter des grands noms de la littérature, évidemment de l’écriture. Il est important pour moi que les participants prennent du plaisir dans ce qu’ils font, c’est pourquoi il y a des choses que l’on décidera sur place ensemble, selon les envies.

En outre, je souhaite également donner des cours d’arménien. Toujours en attente pour la salle.

Comment, la Mission Locale vous a-t-elle soutenu dans vos projets ?

Je dois remercier ma conseillère de la Mission Locale pour son soutien et accompagnement dans mes démarches.

La Mission Locale me soutient surtout dans la communication. Rien que cet article est un bon coup de pouce pour parler de la poésie, notamment aux jeunes, dont j’aimerais attirer l’attention. J’aimerais prouver que la poésie n’est pas seulement pour les personnes âgées.

Plus tard, ça sera la création et le partage des affiches, des tracts et j’en oublie je pense.

Un message à faire passer aux jeunes ?

Rêvez ! Croyez en vous ! Restez fidèle à vous-même !

N’écoutez que votre voix intérieure et avancer !

Pour finir j’aimerais partager un quatrain que j’aime beaucoup :

« Il faut savoir faire attention,
Avec sa fertile imagination,
Outil nécessaire, mais si dangereux,
Capable de détruire ou rendre heureux. » 

Portrait #1 #Onveutduvrai

Parce qu’une vie professionnelle n’est jamais un long fleuve tranquille, parce que nous évoluons et nous saisissons les opportunités. Et parce que, surtout, il ne faut jamais perdre de vue son objectif, nous vous proposons de découvrir à travers plusieurs articles #Onveutduvrai, le parcours de quelques salariés de la Mission Locale. 

Tout au long de votre lecture, vous retrouverez l’authenticité des témoignages de notre équipe. Vous prouver qu’il est possible de réaliser ses rêves avec de la volonté et de la persévérance quoi qu’il arrive fait partie de nos missions d’accompagnement. 

Nous commençons aujourd’hui avec le témoignage de Mme Buchheit, conseillère.

J’obtiens mon BAC PRO (ancien ARCU) puis je démarre un BTS immobilier en alternance. Après mon mois d’essai mon employeur s’aperçoit qu’il n’a pas les fonds nécessaires pour me garder ☹, je me retrouve sur le carreau pour au minimum un an car mes parents n’ont pas les moyens de me payer l’école privée et les autres employeurs ont déjà tous trouvés leur apprenti.

Pendant cette année je cumule les petits jobs :

  • Agent d’entretien des espaces verts (J’arrache des mauvais herbes toute la journée)
  • Employée polyvalente au MCDO (je suis rapide et souriante devant les clients désagréables)
  • Employée polyvalente en pizzeria (Je supporte la chaleur avec la canicule et le four),
  • Gestionnaire de vestiaire et entretien d’une discothèque (Je suis confrontée à des gens agressifs, bourrés et insultants, je nettoie les WC, le vomi, l’urine et …) enfin BREF !

Je gagne un peu d’argent au moins… mais je suis épuisée car je cumule plusieurs emplois à la fois…

Persévérante et entêtée je vais à la Mission Locale de Reichshoffen, je veux absolument être AGENT IMMOBILIER et ne veux pas attendre l’année prochaine. Ma conseillère m’aide à trouver un lieu de stage dans une agence immobilière. Après le stage l’employeur me propose de créer ma propre entreprise afin d’obtenir le statut d’auto-entrepreneur dans son agence (je vais gagner un pourcentage sur le chiffre d’affaire). Il me promet de m’embaucher par la suite si mon chiffre est bon… J’accepte !

OBTENIR LE STATUT ?? L’ENFER ! Je me fais balloter entre Le Tribunal de Commerce et le RSI, quelques mois plus tard…. OUF ! je suis enfin enregistrée, je peux démarrer mon emploi et faire mes preuves, il y a des mois ou je gagne 3000 € et d’autre 50 €, sans parler des frais d’essence à ma charge. Il m’est impossible de me projeter dans l’avenir.

6 mois plus tard il est temps de négocier mon CDI…  

CDI ACCEPTE ! YES ! Ma nouvelle vie commence et j’ai enfin le job de mes rêves ! Je quitte mes parents et prends mon indépendance… DUR DUR d’être un couple locataire avec UN SMIC et un salaire d’APPRENTI mais on survit !

3 ans plus tard…

La famille s’agrandit et il m’est compliqué de profiter de mon enfant avec ma vie professionnelle dans l’immobilier (je travaille très tard le soir et les samedis).

Je vais à la Mission Locale de Schiltigheim pour demander des conseils et me réorienter.

Le métier de conseiller me plaît beaucoup, pourquoi pas ? Du coup, je dois valider mon projet et faire un stage, je prends une semaine de congé pour faire mon stage dans un centre d’hébergement d’urgence.

YES ! J’AIME ! Je me lance ! C’est parti…

Je constitue le dossier de demande  de formation pour mon employeur et pour le FONGECIF afin de pouvoir obtenir une année hors de l’entreprise, conserver mon salaire et avoir le financement de ma formation. ACCEPTE !

Je cumule formation et vie de famille, ce n’est pas évident, je suis exténuée mais je tiens bon car j’ai envie d’obtenir mon diplôme et de faire ce métier.

1 an plus tard…

J’obtiens ma certification conseillère en insertion professionnelle (BAC+2) ça y est j’ai réussi !

Lors de ma formation j’ai réalisé un stage pratique à la Mission Locale de Haguenau, l’objectif était «la conception des outils d’accompagnement pour le projet « S’engager c’est permis !».

J’ai fait mes preuves lors de ce stage et je suis embauchée pour la mise en œuvre et l’accompagnement de ce projet, je suis tellement contente et en plus j’adore le projet !

Je dois maintenant faire une rupture conventionnelle avec mon ancien employeur pour démarrer mon nouveau contrat.

Et voilà maintenant presque 4 ans que j’ai l’immense plaisir d’accompagner les jeunes dans la réalisation de leur projet professionnel, grâce notamment à ce dispositif qui permet d’obtenir le précieux permis de conduire souvent nécessaire pour décrocher un emploi 😃

CE QUE JE TIRE DE MON EXPERIENCE PROFESSIONNELLE ? Elle m’a permis de comprendre que rien n’est impossible tant qu’on reste motivé et rien ni personne ne peux vous empêcher de réaliser vos rêves (ni l’argent, ni la situation familiale, ni la fatigue…)

Mes nombreuses expériences professionnelles m’ont permis de pouvoir mieux accompagner, conseiller et comprendre les jeunes pour la réalisation de leur parcours professionnel.

MON CONSEIL POUR RÉALISER VOS RÊVES : La vie vous mettra peut être des bâtons dans les roues,  contournez ou enjambez l’obstacle puis avancez ! On n’abandonne jamais ses rêves ! Soyez persévérants et croyez en vous ! La Mission Locale vous guidera comme elle l’a fait pour moi ! 😊

La Mission Locale propose à chacun d’entre vous un conseiller référent qui vous conseille et vous accompagne dans vos démarches de recherche d’emploi