Portrait #9 #Onveutduvrai
« Quand je serai grande, je serai Secrétaire ! »
Parce qu’une vie professionnelle n’est jamais un long fleuve tranquille, parce que nous évoluons et nous saisissons les opportunités. Et parce que, surtout, il ne faut jamais perdre de vue son objectif, nous vous proposons de découvrir à travers plusieurs articles #Onveutduvrai, le parcours de quelques salariés de la Mission Locale.
Tout au long de votre lecture, vous retrouverez l’authenticité des témoignages de notre équipe. Vous prouver qu’il est possible de réaliser ses rêves avec de la volonté et de la persévérance quoi qu’il arrive fait partie de nos missions d’accompagnement.
Aujourd’hui c’est Caroline, Chargée d’accueil à la Mission Locale Alsace du Nord depuis un peu plus de 2 ans qui partage son parcours.
Très jeune, nous devons décider quel métier nous aimerions exercer. Pour ma part, j’ai su dès mon enfance que je voulais être Secrétaire. Depuis mon enfance, mon objectif n’a pas changé. Souhaitant entrer rapidement dans la vie active , c’est tout naturellement que je me suis tournée vers l’apprentissage.
Mais voilà, comment fait-on pour faire un apprentissage ?
Doit-on d’abord trouver l’employeur ou d’abord l’école ?
Et comment faire les démarches ?
La seule chose pour laquelle je n’avais pas de doute, c’est le métier. Après un entretien avec une conseillère du CIO qui m’explique comment fonctionne l’apprentissage, je me lance. A l’époque, il n’y a pas internet pour consulter les offres d’emploi, il faut éplucher les journaux. Un ordinateur et une imprimante à la maison…
Non, chaque CV et chaque lettre sont écrits à la main et j’envoie des centaines de candidatures. J’ai eu quelques entretiens, des échecs mais je garde le cap. Un jour, je relève une offre pour préparer le BAC PRO SECRETAIRE à laquelle je réponds. Très vite le téléphone sonne, on me propose un entretien. J’arrive sur place, l’heure du rdv approche mais je m’inquiète. Je pense ne pas être au bon endroit… C’est une école !
Je participe à une information collective, je passe des tests, puis un entretien… Je suis reçue ! Ma référente m’explique que je démarre le programme au plus vite et qu’ils vont me mettre en relation avec leur réseau d’entreprises qui recherche des personnes pour préparer le diplôme que je souhaite faire.
Je candidate auprès d’une agence d’intérim. J’ai un entretien surréaliste de 15 minutes qui termine par la bonne nouvelle, j’ai le poste et je démarre la semaine suivante. Top! Maintenant je dois m’organiser. L’école est à Strasbourg et mon emploi à Bischwiller. C’est un peu compliqué car je me déplace en train et qu’à l’époque il n’y avait pas autant de trains qu’aujourd’hui.
Je passe mon diplôme avec succès et je décroche un CDI. Le soulagement ! J’exerce le métier qui me plaît et j’ai un CDI à 19 ans. Je suis Assistante d’agence, je m’occupe de l’accueil, du téléphone, je tape les contrats et les factures à la machine à écrire (oui, oui, la machine à écrire) puis j’évolue en parallèle sur la fonction de chargée de recrutement.
Malheureusement, c’est une petite agence et au bout de 6 ans nous fermons, il faut trouver un nouvel emploi. Le marché de l’emploi commence à être saturé il y a moins d’offres et plus de candidats. Alors je me demande dans quel domaine je souhaite m’orienter.
Pourquoi pas le médical ? Je n’ai pas de compétences, pas de diplôme mais je tente ma chance en répondant a une offre de secrétaire médicale. La chance est au rendez-vous, j’ai le poste ! C’est une expérience qui va me mettre à rude épreuve, les journées sont longues, comptabilité, stérilisation du matériel médical, gestion de stocks… Ce n’est pas pour moi, j’ai besoin d’interagir avec des personnes.
Je reprends mes recherches…
J’ai la chance d’intégrer l’équipe en charge du dispositif « Programme de Réussite Éducative » de la Ville de Strasbourg.
Ce programme propose l’intervention de vacataire auprès de jeunes enfants rencontrant des difficultés dans différents domaines (scolaire, social, sanitaire, culturel, sportif) en accord avec les familles.
Je m’épanouis au sein de cette équipe, je développe des compétences dans le domaine des Ressources Humaines, du suivi budgétaire et le contact avec le milieu politique. J’enchaîne les CDD, mais pour pouvoir garder un pied dans la fonction publique, il me faut réussir un concours. Ce n’est pas simple, le concours c’est une salle avec 2500 personnes pour 150 postes disponibles. Malheureusement c’est un échec.
Au bout de 8 ans, il me faut changer d’horizon. Je réalise que pour avoir plus de chances, il me faut obtenir un diplôme supérieur car les années d’expériences ne sont pas suffisantes. Je souhaite valider mes compétences en Ressources Humaines.
Ma conseillère pôle emploi me propose de participer à l’information collective d’Elan formation me permettant de passer un titre pro de niveau III (équivalent BTS). Je passe les tests, un entretien, je suis retenue !
Retour à la case étude. C’est un défi car je suis jeune maman, j’habite en centre Alsace et le centre de formation se trouve à la Meinau.
Mais je gère et j’obtiens mon diplôme. Mon nouveau diplôme en poche et confiante, place à la recherche d’emploi.
Je voudrais intégrer une structure proposant le même type d’accompagnement que le Programme de Réussite éducative.
Après quelques candidatures qui se soldent par des refus, je décroche un entretien pour un poste de Chargée d’accueil à la Mission Locale Alsace du Nord. Lorsque je travaillais dans l’intérim, j’ai eu l’occasion de collaborer avec la Mission locale.
A l’issue du rendez-vous, je suis contente et je croise les doigts.
Le téléphone sonne, c’est Monsieur WOEHREL, le directeur, me contacte rapidement, la bonne nouvelle tombe, je suis la nouvelle chargée d’accueil des antennes de Reichshoffen et Brumath!
SuccessStory#11
"Croyez toujours en vous, en vos projets, vous allez y arriver"
Bonjour Céline, pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours ?
J’ai un bac pro Services de Proximité et Vie Locale, une formation d’hôtesse de caisse, une expérience de 3 mois et demi en tant qu’Auxiliaire Ambulancier et là je suis en formation d’Ambulancière Diplômée d’État.
Je suis secouriste dans une association depuis 5 ans. Dans ce cadre j’effectue des gardes SAMU. Cela m’a donné envie de découvrir encore plus ce milieu et d’en faire mon métier ; c’est par ce biais que je me suis réorientée vers le métier d’ambulancier.
Comment avez-vous trouvé cette association et pourquoi vous diriger vers ce métier ?
J’y suis rentrée grâce à un ami, je ne saurai expliquer mais le soin à la personne, être là pour les aider m’a toujours attiré. C’est une association où il y a une bonne ambiance, on s’entend bien tous ensemble et le Président, le Vice-Président ainsi que les formateurs sont toujours à notre écoute et nous aident beaucoup. Sur les postes de secours, même s’il n’y a pas d’intervention, on peut faire des petites révisions, tous les ans nous sommes recyclés au niveau des formations, j’ai le PSE1/PSE2 (Premiers Secours en Équipe) et je suis également Chef de poste (c’est celui qui gère son équipe sur un poste de secours). Ce qui me plait et qui m’a donné envie de devenir ambulancière ce sont les gardes SAMU qu’on a pu effectuer (quand le SAMU est en carence de véhicules pompiers/ambulances privées), c’est les associations qui sont contactées. Nous pouvons aussi être déclenchés par la préfecture, comme lors des attentats de Strasbourg (ce jour là, une partie de la FFSS est restée aux locaux du SAMU et d’autres faisaient des navettes pour ramener les psychologues au SAMU pour les cellules de crises des victimes).
Comment la Mission Locale vous a-t-elle accompagné durant votre parcours ?
La Mission Locale m’a accompagné depuis le lycée. J’ai raté mon BAC une première fois et c’est grâce à ma conseillère que j’ai refait ma terminale, ce qui m’a permis d’obtenir mon bac et d’avoir un peu plus de portes ouvertes pour mon avenir professionnel. Ma conseillère m’a soutenu et aidé dans tous les projets que j’ai voulu entreprendre ainsi que dans les projets dans lesquels je me suis lancée.
Avez-vous un message a adresser aux jeunes qui vous liront ?
Le message que j’aimerais transmettre est qu’il ne faut jamais rien lâcher. Dans tout ce que vous entreprendrez, vous aurez parfois des doutes, des hésitations, des craintes. Je suis également passée par là et il m’arrive encore d’avoir quelques craintes mais il faut s’accrocher. Être ambulancière, c’est un gros projet qui me tient à cœur depuis quelques années, j’ai dû attendre patiemment mes 3 années de permis B avant d’intégrer la formation. Je suis donc passé par quelques contrats intérims, malgré le fait que ce n’était pas ce que je souhaitais faire, que c’était difficile, je me suis accrochée et me voilà maintenant en train de réaliser mon projet.
Croyez toujours en vous, en vos projets, vous allez y arriver!
« J’ai mes ragnagnas », « Zone rouge », « Je suis indisposée » : Bref, parlons de règles menstruelles !
Les règles, un sujet encore tabou alors que la population française compte en 2020 plus de 34 millions de femmes sur un ensemble de 67 millions de personnes. Presque la moitié du pays est concernée directement par cet événement qui survient une semaine par mois et pourtant… Le sang est une vision d’horreur pour certains, réputé comme « sale » pour d’autres alors qu’il fait naturellement partie du cycle féminin depuis la nuit des temps.
N’étant pas considéré comme un besoin essentiel pour les femmes, le fait d’acheter ses protections hygiéniques peut devenir un véritable gouffre financier : Selon les chiffres de la BBC, le coût moyen annuel pour une femme tout au long de sa vie serait de 1 750 euros.
D’après le site Pokaa : « Les serviettes et autres tampons achetées coûtent en moyenne 18€ par mois (d’après une étude britannique réalisée en 2015 pour le Huffington Post) soit 8100€ dans toute une vie ! Soit environ 13.5 mois de loyers à 600 euros, par exemple. »
La précarité menstruelle n’a fait que croître ces dernières années. En 2020, nous ne comptions pas moins de 1,7 millions de femmes touchées.
Qu’est-ce que la précarité menstruelle ?
« Une femme a ses règles en moyenne 500 fois dans une vie : cela équivaut d’environ 10 000 protections périodiques. Un véritable coût pour les plus précaires, qui sont parfois obligées de s’en passer. » Magazine Marie-Claire
Cela signifie que les femmes doivent faire un choix : se nourrir ou se protéger ?
Le coût des protections étant un budget à prévoir par mois, plus d’un million de femmes sont contraintes par fautes de moyens, de trouver d’autres solutions d’urgences qui sont, non sans risques pour la santé : Papier toilette, tissu, papiers journaux, pouvant entraîner irritations ou des infections plus graves.
A la Mission Locale Alsace du Nord on sensibilise…
Lors d’ateliers visant les jeunes suivis en dispositif Garantie Jeune, nous informons, sensibilisons les hommes et les femmes à l’importance de pouvoir s’acheter sans se soucier de leur compte en banque des protections hygiéniques. Dédiaboliser le sujet des règles est primordial pour la jeune génération que nous accompagnons.
Le 08 Mars dernier, à l’occasion de la journée de la femme, nous avons lancé une collecte de protections menstruelles à destination des jeunes qui en ont besoin. Dans les 5 antennes de la Mission Locale Alsace du Nord, 5 boîtes à dons ont été disposées à l’accueil de chaque structure. Plusieurs produits ont été récoltés, ce qui est encourageant !
Quelles associations contacter en Alsace pour m’aider ?
Plusieurs initiatives ont vu le jour depuis quelques années pour palier à la croissance de la précarité en France. Voici la liste des associations présentes sur le territoire Alsacien :
- Règles Élémentaires : https://www.regleselementaires.com/
- Femmes Solidarités – Strasbourg : http://www.sosfemmessolidarite67.org/
- Le Bonheur d’un Sourire : https://www.lebonheurdunsourire.org/