SuccessStory#10 – Jimmy

"𝐶'𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑚𝑜𝑖 𝑢𝑛 𝑟𝑒̂𝑣𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑟𝑒́𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́"

Meeting Montréal - Crédit photo @JimmyS

Bonjour Jimmy, je vous laisse vous présenter… Vous semblez avoir réalisé votre rêve, dites-nous tout ! 

Bonjour, je m’appelle Jimmy, j’ai 24 ans et je suis développeur web. Effectivement, c’est pour moi un rêve devenu réalité, étant passionné de l’informatique depuis le collège. J’ai eu un parcours atypique, ce qui a compliqué la réalisation de ce rêve, mais je savais au fond de moi que j’avais les compétences nécessaires pour le réaliser.

Sans cesse, on me répétait que je n’y arriverai pas, qu’il fallait y renoncer et être réaliste. Accepter les offres d’intérim que je pouvais recevoir était ma seule option à cette époque. C’est donc ce que j’ai fait pendant longtemps, mais en étant toujours à l’affût d’une formation ou d’une opportunité qui me permettrait de prouver ce dont je suis réellement capable.

Comment la Mission Locale vous a-t-elle aidé dans votre projet ?

C’est ce qui m’est arrivé en novembre 2019, quand j’ai reçu un appel de ma conseillère Garantie Jeune : Elle m’explique alors qu’elle a entendu parler d’une formation (en développement web, sans pré-requis) de la part d’un des jeunes dont elle est responsable.

Je me suis renseigné, et la formation m’a plu. La rentrée était prévue pour la fin du mois, j’ai donc fait tout mon possible pour candidater le plus tôt possible. Après avoir passé un entretien de motivation, j’ai pu commencer la semaine d’après !

C’est difficile pour moi de mettre les mots sur ce que j’ai ressenti les premiers jours d’intégration dans cette formation. J’ai tout de suite compris que j’étais à la bonne place. C’est comme si toute ma vie, on avait essayé de me faire rentrer dans un moule circulaire alors que je suis rectangulaire… Tout cela à cause de mon parcours scolaire, alors que je savais pertinemment que j’avais les compétences pour réaliser mon rêve !

Comment s’est passée votre formation ? 

La Web@cadémie s’est déroulée en trois étapes :

La première étant la plus difficile, il s’agit de 3 semaines intenses de programmation, de 8 h jusqu’à 20 h voir plus, 7 jours par semaine. C’est une façon pour eux de filtrer les profils les plus faibles de façon efficace. Personnellement, je m’en suis très bien sorti, il faut dire que j’avais un gros avantage : des années à programmer pendant mon temps libre, c’était un véritable passe-temps!

Ce que je ne savais pas, c’est qu’ils allaient choisir l’un des meilleurs profils, pour avoir la chance de visiter une conférence web au Canada ! Là encore, il s’agissait d’un de mes rêves ! Difficile pour moi de mettre les mots sur les émotions que j’ai pu ressentir à ce moment-là !

J’ai donc été le très chanceux à pouvoir faire ce voyage. Je ne regrette qu’une chose : que ça n’est duré qu’une semaine ! C’est exactement comme je l’imaginais : Tout le monde, là-bas, est très aimable et avec la joie de vivre !
Je dois avouer que ce voyage a été un bol d’air frais, surtout qu’à cette période, les gilets jaunes faisaient grand bruit.

Montréal - Crédit Photo @JimmyS

Et maintenant ? 

Grâce à cette formation, j’ai pu prouver ce dont j’étais capable, sans apriori sur mon passé.

Depuis la conférence, j’ai continué mon parcours par une formation de un an pour apprendre les bases de la programmation web.
Étant issue de la pédagogie Epitech, on nous donne un projet à réaliser et c’est à nous de trouver les ressources nécessaires pour y parvenir. Cela demande beaucoup d’autonomie et de persévérance, mais ça nous aide aussi à nous préparer au monde du travail. Le but étant d’acquérir suffisamment de crédits pour être en bonne voie pendant l’année d’apprentissage qui vient.

La dernière étape est donc de réaliser un an d’alternance tout en continuant de rendre des projets pour la formation. Le plus difficile a été de trouver l’entreprise : on a dû candidater en fin d’année, et c’est généralement à ce moment-là que les entreprises font leurs bilans annuels.

Qui plus est, un contrat pro coûte assez cher, et très peu d’entreprises acceptent de prendre des profils avec peu d’expérience… Heureusement, j’ai pu trouver la mienne par le biais de mon frère grâce à laquelle j’ai pu finir mon année et obtenir les 120 crédits nécessaires pour l’obtention du diplôme. Dans le même temps, j’ai rendu mon rapport d’alternance et effectué les deux oraux finaux.

Je continue de travailler dans la même entreprise, en attendant de pouvoir démarrer une Licence Pro en septembre. Souhaitez-moi bonne chance !

Meeting Montréal - Crédit Photo @JimmyS

Avez-vous un message pour les jeunes qui doutent de leurs capacités ?

Mon message aux jeunes qui sont en difficulté comme j’ai pu l’être auparavant, c’est de ne pas renoncer à ses rêves : avec de la motivation et du travail, tout est possible ! Je vous souhaite du succès dans tout ce que vous entreprendrez, ne lâchez rien !

Deux nouvelles recrues en service civique à la Mission Locale

Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter nos deux nouvelles recrues en Service Civique !

Aleyna et Walid

Ils ont intégré en Décembre 2020 le programme Booster proposé par Unis-Cité et vont être à nos côtés pendant 6 mois pour accomplir deux types de missions :

  • Animer mensuellement le module d’initiation informatique du « SAS Garantie Jeune », destiné aux jeunes qui souhaitent intégrer le dispositif de la Garantie Jeune.
  • Apporter leur contribution à diverses missions de communication : animation des TV dans les Points Information Jeunesse, idées pour l’évolution du site internet, développement du réseau social TikTok, développement d’un concept vidéos pour notre future chaîne Youtube, création de vidéos micro-trottoir… & de nombreux autres sujets que vous découvrirez tout au long de l’année !  

Bienvenue à Walid et Aleyna ! 😀

Portrait #7 #Onveutduvrai

" Comme quand on marche, chaque pas est un nouveau déséquilibre avant de se rattraper avec le suivant. "

Parce qu’une vie professionnelle n’est jamais un long fleuve tranquille, parce que nous évoluons et nous saisissons les opportunités. Et parce que, surtout, il ne faut jamais perdre de vue son objectif, nous vous proposons de découvrir à travers plusieurs articles #Onveutduvrai, le parcours de quelques salariés de la Mission Locale. 

Tout au long de votre lecture, vous retrouverez l’authenticité des témoignages de notre équipe. Vous prouver qu’il est possible de réaliser ses rêves avec de la volonté et de la persévérance quoi qu’il arrive fait partie de nos missions d’accompagnement. 

Aujourd’hui c’est Frédéric Woehrel Directeur de la Mission Locale d’Alsace du Nord qui nous partage l’importance de trouver l’équilibre, entre vie professionnelle et personnelle. 

Si j’ai accepté aujourd’hui de participer à cette série intitulée #Onveutduvrai c’est parce que j’ai l’intime conviction qu’au-delà des apparences, de ce que nous laissons à voir à tout le monde, et comme dans un tableau, ce sont à la fois les zones d’ombre et les zones mise en lumière qui font la beauté d’une œuvre. Cette série de témoignages dans laquelle, en tant que salariés de la mission locale, nous donnons à voir les difficultés et les périodes plus complexe de nos parcours vient compléter de manière harmonieuse l’autre série que sont les success stories.
Tous ces jeunes qui viennent témoigner comment, à force de volonté et de conviction et peut-être, un peu aussi, grâce à notre accompagnement, ils sont arrivés à faire de leur projet et de leur rêve une réalité.

Que dire donc de moi ? Dernier enfant d’une fratrie de 6, je le dis souvent, je suis un enfant non désiré mais aimé et l’essentiel est vraisemblablement ici. Né dans une famille plutôt modeste du centre Alsace, avec un père ouvrier et une mère assistante maternelle. J’ai certainement bénéficié de ma position de dernier enfant de la fratrie dans la mesure où, et j’en mesure la chance, j’ai été le seul à pouvoir faire des études supérieures.

La bataille de l’indépendance

Durant mon année de terminale mon père, pour des raisons économiques, a perdu son travail et s’est retrouvé du jour au lendemain au chômage. À l’âge de 55 ans perdre son travail c’est évidemment compliqué. On est trop jeune pour ne plus travailler et trop vieux pour se faire embaucher par la plupart des entreprises. Il a finalement fini sa carrière en tant que saisonnier dans un parc de loisir très connu de l’autre côté du Rhin et avec le sourire aux lèvres à chaque fois qu’il allait travailler…

Néanmoins, c’est à partir de ce moment-là que j’ai pris la décision de faire en sorte de ne plus être dépendant du modeste revenu de mes parents. J’ai pu tenir ce pari de l’indépendance financière dès avant mes 18 ans, grâce à mes efforts, j’ai travaillé à chaque période de congé en intérim en Allemagne, mais aussi grâce à la générosité et à l’attention que m’ont porté les gens que j’ai rencontrés et qui ont cru en moi.

La tête dans les cieux

Mon projet professionnel, à ce moment-là, s’apparentait davantage à une vocation, puisque j’ai passé une licence en théologie catholique et quelques années au grand séminaire de Strasbourg puis dans une congrégation religieuse en vue d’accéder à la prêtrise. Cette vocation s’est étiolée, petit à petit, et surtout, j’ai vite compris que mon équilibre personnel ne serait pas au rendez-vous. Cette période m’a permis cependant de cultiver en moi l’attention à tous les êtres humains et la nécessité d’une société dans laquelle la valeur de l’entraide doit être fondamentale, pour que chacun puisse y construire sa place. Ces convictions-là ne m’ont jamais abandonné.

Retomber sur ses pieds…

Avec une licence en théologie je peux vous dire que l’insertion professionnelle n’est pas des plus aisée. Et même si j’aurais bien aimé reprendre des études, mon indépendance financière acquise ne m’en offrait pas la possibilité. Je me suis cherché une voie pendant de nombreuses années tantôt dans le métier d’animateur socioculturel, tantôt vers la voie de l’éducation spécialisée, en passant par chargé de mission, conseiller, etc.  J’ai alterné les emplois à un rythme approximatif de 1 à 2 années par poste. Parce que j’ai croisé sur mon chemin des gens qui m’ont fait confiance, mais aussi parce que je me suis toujours investi au maximum de mes capacités dans chacun de mes postes, j’ai eu la chance de ne jamais être en situation de sans-emploi et de me voir confier des responsabilités croissantes. C’est ainsi qu’après avoir été conseiller à la Mission Locale d’Alsace du Nord pendant une période, j’y suis revenu des années plus tard, en 2011, en tant que Directeur, après avoir roulé ma bosse ailleurs… et vraisemblablement avant de la rouler ailleurs un jour encore.

Le bonheur est une question d’équilibre !

Evidemment, il n’y a pas que le professionnel dans la vie, et il est essentiel de trouver un équilibre. En parallèle à ces pérégrinations professionnelles, les projets personnels ont été menés de front : 7 ans de rénovation d’une maison alsacienne (à défaut de pouvoir me la financer déjà rénovée), pour l’essentiel de nos propres mains avec ma compagne, pour y déposer 3 bambins qui aujourd’hui sont des ados. Ces réalisations-là sont certainement celles dont je suis le plus fier !

Mes convictions me poussant en permanence à l’action, j’ai également accepté, il y a 4 ans, de devenir Président d’une Association, Structure d’Insertion par l’Activité Economique qui s’appelle aujourd’hui UTILéco. Avec d’autres personnes très engagées, l’aventure nous a poussé à créer de l’activité, et même pendant le premier confinement, une entreprise d’insertion, pour permettre à près de 300 personnes    ( 70 équivalents temps plein ) d’avoir un travail.

Avec tout cela, et comme il faut bien garder le sens de choses, je me force a trouver le temps de la lecture et de la participation à quelques groupes de réflexion… et modestement un peu de sport pour garder le rythme…

Il faut bien dire que l’équilibre, surtout quand on vit les choses à fond, n’est pas toujours aisé. Beaucoup de doutes, et souvent la fatigue, émaillent mon quotidien. L’équilibre est pourtant essentiel pour avancer… comme quand on marche, chaque pas est un nouveau déséquilibre avant de se rattraper avec le suivant.

Chaque projet, chaque mission que j’ai accepté, je m’y suis engagé corps et âme avec la conviction que les efforts portent toujours leur fruit, mais aussi que rien n’est jamais gagné d’avance et pour toujours. Il y a des expériences vécues comme des échecs… il faut rebondir et en tirer l’expérience ! Il y a des désillusions…  il faut accepter que tout ne soit pas toujours comme on l’espère ! Il y a des phases enthousiasmantes… il faut les savourer !

Selon le principe formulé par William SCHAKESPEARE, « Ce qui ne peut être évité, il faut l’embrasser », quand une difficulté se présente dans la vie, soit on a les moyens de la changer ou de la contourner, soit il faut s’en faire une raison et avancer… c’est pour moi la voie de la réalisation personnelle.

Le dispositif « Emploi Accompagné » proposé par le SIMOT Route Nouvelle Alsace

Le dispositif « Emploi Accompagné » : Quésaco ?

Il permet à des jeunes souffrant de troubles psychiques de bénéficier d’un accompagnement spécifique, adapté à leur situation et aux difficultés qu’ils rencontrent, dans le cadre d’un parcours vers et dans l’emploi. Il permet également de proposer un appui aux employeurs embauchant des jeunes en situation de handicap psychique.

Cet accompagnement consiste à soutenir les jeunes dans toutes les étapes de leur parcours d’insertion socioprofessionnel, de la construction du projet jusqu’à l’embauche, mais également lorsqu’ils sont salariés : le Conseiller en Emploi Accompagné référent du jeune travaille de concert avec le Conseiller Mission Locale et apporte son expertise par rapport aux situations de handicap psychique : adaptation de poste, compensation du handicap, sensibilisation auprès de l’employeur etc. Il aborde également les questions liées à la situation sociale et la situation de santé. Cet accompagnement médico-social s’appuie sur l’intervention d’un psychologue et d’un médecin psychiatre, mais aussi d’autres intervenants extérieurs (services hospitaliers, services sociaux, services éducatifs, établissements médico-sociaux, etc.) dont les actions sont coordonnées par le référent emploi accompagné.

Qui est le porteur de ce projet ?

Ce dispositif est mis en œuvre par le Service d’Insertion en Milieu Ordinaire de Travail (SIMOT) de l’association Route Nouvelle Alsace en partenariat avec les Missions Locales du Bas-Rhin. Il est proposé dans les 5 antennes du SIMOT réparties sur l’ensemble du département.

Avez-vous d’autres projets en cours ? 

Parmi les autres projets de l’association, la participation à la création d’une bande dessinée pour mieux comprendre le handicap, disponible aux Editions du Signe (https://www.editionsdusigne.fr/produit/vies-incroyables-le-handicap-en-action-novembre-2020/) :

Pour plus d’informations sur l’Emploi Accompagné :

https://travail-emploi.gouv.fr/emploi/emploi-et-handicap/emploi-accompagne ; https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34063

Pour tout renseignement, contactez votre conseiller de la Mission Locale ou le SIMOT par téléphone 03 88 31 90 46 ou par email simot@rna-asso.fr

La Mission Locale propose à chacun d’entre vous un conseiller référent qui vous conseille et vous accompagne dans vos démarches de recherche d’emploi

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