#DuoDay 2021

Le Duo Day pour faire bouger les lignes!

La sixième édition française du DuoDay, cette manifestation qui rassemble des duos entre une personne handicapée et une personne valide, s’est tenue le 18 Novembre 2021 dans toute la France. La Mission Locale a accueilli pour la 2è fois une personne, Aurélie.  Objectif de la journée: dépasser les préjugés et avancer vers une plus grande inclusion. Cette journée représente une opportunité de rencontre pour changer de regard et, ensemble, dépasser nos préjugés.

Voici son retour de cette journée.

D’où est né ton souhait de participer au Duoday ?

J’étais en pleine réflexion de réorientation et je souhaitais pouvoir avoir la possibilité de faire un choix de la façon la plus éclairée possible. C’est ma conseillère pôle emploi qui m’a parlé du Duo Day, que je ne connaissais pas du tout. J’ai tout de suite été emballée par le concept. Avoir la possibilité de passer une journée en compagnie d’un professionnel pour découvrir son métier est une formidable opportunité.

Comment s’est déroulé ton accueil au sein de la Mission Locale ?

Vraiment parfait ! Tout le monde a été très accueillant et amical et je les en remercie sincèrement.

Quel bilan fais-tu de la journée ?

Le bilan est très positif. J’ai pu avoir une bonne vision du métier, des réponses à mes questions. Même si, une journée, c’est un peu court pour avoir une véritable idée de tous les tenants et aboutissants du métier. Cela permet déjà de savoir si le métier ne nous convient pas du tout, ou si, au contraire, il faut continuer à explorer cette voie. Ça a été vraiment très enrichissant.

Quelles sont les suites que tu envisages de faire ?

Pour ma part, je vais continuer à explorer cette voie. C’est un métier riche de sens et c’est ce que je recherche dans ma vie professionnelle. Les prochaines étapes seront de refaire le point avec mon conseiller à ce sujet, peut-être de faire un stage un peu plus long afin de découvrir plus en détail les différentes facettes du métier, et, bien entendu, d’étudier les possibilités de formation.

Penses-tu que le handicap soit un frein à l’emploi ?

Il n’y a pas vraiment de réponse unique à cette question. Oui, il peut être un frein à l’emploi lorsque le métier que l’on souhaite exercer n’est pas en adéquation avec les limites physiques qu’imposent certains handicaps. Et il n’existe malheureusement parfois pas de solution pour adapter le poste de travail au handicap en question. Mais je pense également que, dans la plupart des cas, le frein est surtout psychologique. On craint parfois d’essayer de nouvelles choses par crainte que notre handicap soit un problème, pas seulement dans les tâches à réaliser mais également pour l’entreprise. On pense parfois qu’être handicapé nous catégorise et nous définit professionnellement, et que l’on est « travailleur handicapé » avant d’être un bon professionnel. Ce qui n’est, bien sûr, pas vrai. On peut être un excellent professionnel malgré son handicap, voire même, grâce à son handicap, qui permet d’avoir une autre vision des choses, qui peut véritablement apporter une valeur ajoutée. C’est une prise de conscience collective à avoir, tant au niveau de la personne handicapée qu’au niveau des entreprises.

Si tu as un message à faire passer, ce serait lequel ?

Un premier message tout d’abord à la Mission Locale: MERCI ! Merci pour votre accueil, pour le temps que vous m’avez accordé, à la conseillère pour sa pédagogie, sa disponibilité, son professionnalisme et sa gentillesse.

Un second pour toutes les personnes qui, comme moi, sont en situation de handicap et cherchent leur voie : n’hésitez pas, le Duo Day est une vraie opportunité qu’il faut saisir, tant pour soi que pour faire changer la vision du handicap au sein des entreprises.   

SuccessStory#15 Franck

"La vie peut être semée d'obstacles, mais avec de la volonté et le soutien des bonnes personnes, on peut y arriver. Il faut se battre et y croire."

Présentez-vous-en quelques mots…

Bonjour, je m’appelle Franck, j’ai 20 ans et depuis peu je suis aide-soignant.

Quel a été votre parcours depuis l’obtention de votre dernier diplôme ? Quelles démarches avez-vous engagées ?

J’ai obtenu mon BAC PRO SPVL (Service de Proximité et Vie Locale) en juillet 2020 et mon souhait était d’intégrer une école d’aide-soignant.

Inscrit sur parcours sup en liste d’attente, je me tourne vers la Mission Locale pour obtenir des renseignements complémentaires concernant la suite de mon parcours et l’école d’aide-soignant. En parallèle j’occupe un poste d’employé libre-service car j’avais à cœur de financer mes études.

Avez-vous rencontré des difficultés ?

Je suis entré en formation durant la période Covid. Cette période n’a pas été simple car j’ai eu beaucoup de cours en distanciel et non en présentiel.

Afin de pouvoir suivre cette formation, il a été nécessaire de déménager dans un autre département. Ce qui a eu pour conséquence une baisse de moral.

Les stages durant la formation ne se sont pas passés au mieux ce qui a provoqué des questionnements sur mon projet professionnel. Heureusement l’appui de ma conseillère m’a permis de tenir et de mener à bien mon projet.

Comment la Mission Locale vous a-t-elle accompagnée ?

J’ai intégré un accompagnement renforcé pour valider mon projet professionnel.

Lors de ce parcours, ma conseillère m’a proposé de faire un stage pour consolider mon projet et mon dossier parcours sup.

Elle a été d’un grand soutien, à chaque baisse de moral, elle a su trouver les mots pour me rebooster et m’a accompagné à chaque étape.

Comment vivez-vous la situation sanitaire actuelle ?

Les métiers de la santé ayant été fortement impacté par la covid, je me suis retrouvé dans une situation où les relations humaines n’étaient plus la priorité. Et cela a été difficile pour ma vision du métier.

Quel message pouvez-vous transmettre aux jeunes ?

Pour conclure, j’ai obtenu mon diplôme et j’entre dans la vie active avec un CDI alors que je ne m’attendais pas à avoir un en sortie de formation. La structure m’ayant fait confiance, elle a décidé de pérenniser ce contrat sans passer par un CDD. De plus il y a une perspective d’apprentissage pour le métier d’éducateur spécialisé.

« La vie peut être semée d’obstacles, mais avec de la volonté et le soutien des bonnes personnes, on peut y arriver. Il faut se battre et y croire. »

Portrait13 #Onveutduvrai

Coralie TIJOU - Présidente de la Mission Locale d'Alsace du Nord

Qui êtes-vous ?

Maman de 2 enfants de 14 et 9 ans, j’ai 42 ans. Je pratique le tennis en compétition depuis que je suis petite, ainsi que la clarinette. Originaire du Haut Rhin, j’ai atterri à Haguenau en 2005 pour suivre mon mari.  Je me définis comme une personne en perpétuellement mouvement, bien qu’avec le temps j’apprends peu à peu à me poser !

Quel est votre parcours professionnel ?

Avec deux parents professeurs en collège, j’ai grandi dans un environnement où l’école a une place importante. J’ai toujours eu envie d’aider les autres. Malgré tout, je suis devenue ingénieur-maître en agroalimentaire, tout en obtenant un Master 2 en économie et gestion… Sûrement pour faire plaisir à mes parents ! Et puis, un jour, j’ai tout plaqué pour intégrer la Banque Alimentaire du Bas-Rhin et en suis devenue la directrice. Convaincue d’avoir trouvé ma voie, j’ai repassé un autre Master 2 en droit, sciences sociales et politiques, tout en travaillant et élevant mon premier enfant à peine âgé de 4 mois à l’époque !  Aujourd’hui, je travaille pour la Fédération de Charité Caritas Alsace où je dirige plusieurs établissements sociaux et d’insertion.

Et comment devient-on Présidente de la MLAN ?

Dans la vie tout est une histoire de rencontre. En 2014, j’ai rejoint l’équipe de Monsieur STURNI, Maire de Haguenau. Parce que s’engager fait partie de ma personnalité, me mettre au service de ma ville de cœur a été une évidence. En 2020, M Sturni m’a proposé une délégation à l’Economie Sociale et Solidaire ainsi qu’à l’insertion des jeunes. C’est tout naturellement que j’ai accepté et ai été élue à la Présidence de la Mission Locale.

Je suis admirative du travail effectué par les équipes pour mobiliser les jeunes de notre territoire, dans un contexte sanitaire compliqué. Chaque jeune qui pousse la porte de la Mission Locale souhaite s’insérer socialement et professionnellement dans notre société. Il vient déposer ses doutes, ses craintes mais aussi ses espoirs et ses attentes. Nous nous devons d’être à la hauteur de leur confiance et de leurs besoins, pour les accompagner le mieux possible.

Auriez vous un message à faire passer aux jeunes ?

Tout simplement d’oser… Oser venir à la mission locale, de s’intégrer dans tel ou tel dispositif.

Oser la rencontre, avec leur conseiller et les autres jeunes.

Oser se questionner, se réinventer et espérer.

Oser se réorienter et se tromper !

Mais surtout d’oser croire en eux tout simplement.

Le PIAL, c’est quoi ?

C’est quoi Le PIAL ?

 Le PIAL (Parcours d’Intégration par l’Acquisition de la Langue) est une phase d’accompagnement permettant d’acquérir les compétences de bases en langue française suffisantes pour accéder à des dispositifs de droits communs et /ou à fortiori à l’emploi.

 Il s’agit d’un accompagnement personnalisé et individualisé s’inscrivant dans le parcours du jeune.

Pour qui ? Les jeunes de 16 à 25 ans de nationalité extra-européenne

Combien de temps ? de 3 à 6 mois

 Les avantages du PIAL :

  • Parcours permettant d’atteindre, au minimum, le niveau A1 du cadre linguistique européen de référence.
  • Versement d’une allocation permettant de sécuriser financièrement le parcours.
  • À l’issue du PIAL, la poursuite de parcours fluide au sein des autres dispositifs d’insertion.
Pour plus de renseignements, contactez-nous au 03 88 067 067 

La Mission Locale propose à chacun d’entre vous un conseiller référent qui vous conseille et vous accompagne dans vos démarches de recherche d’emploi

Aller au contenu principal